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A Reims, les anges sourient de nouveau

Ces derniers jours des forces maléfiques conduites par l’arachnéide Kumo ont régné sur la Cité des sacres

Kumo l'araignée machine

proclamant haut et fort par le moyen d’une propagande subtile crachée depuis les entrailles de la Bête immonde, la puissance des esprits malins

Kumo darde son venin

Pour cela ces diables redoutés ont su obtenir l’alliance de ces vieilles gardiennes cracheuses d’eau (mais par la gueule) que sont les gargouilles

gargouilles de Reims

Même la Reine de Saba, Reine de Midi -habituée aux énigmes et impressionnée par la sagesse de Salomon- et saint Rigobert lui-même et peut-être Isaïe demeuraient interdits, blancs d’effroi devant ces imprévisibles ennemis :

saint Rigobert, la Reine de Saba et peut-être Isaïe à Reims

Puis soudain, à pas de loup, voltigeant sans bruit dans la nuit champenoise du 5 mai 2011, des anges se réunissent en conseil et décident d’un plan d’action, en fait d’une véritable guerre, une guerre d’éclairs, de feu, de vive lumière, et déclenchent immédiatement la Grande Bataille. Avisés quelques Rémois accourent et constatent la merveille

spectacle de lumière Cathédrale de Reims

Assurés du concours céleste, aidés par quelques hommes de bonne volonté les anges contre-attaquent, se lancent à l’assaut de la forteresse encore occupée par l’ennemi. C’est miracle et splendeur de voir la multitude terrestre et céleste gravir l’ancien monument

spectacle de lumière Reims 800 ans Notre-Dame

spectacle de lumière 800 ans Reims

Tumultueux, âpre mais victorieux est le combat. Bientôt la rumeur circule par toute la Cité colportée par les faucons pélerins que les hommes savent dresser

Reims illuminations mai 2011

Des quatre horizons et des quatre fleuves du Paradis la nouvelle se répand, les trompettes sonnent, les tambours battent. Accourez, oyez, venez et voyez ! Les anges victorieux reprennent peu à peu leur place et savourent leur victoire :

l'Ange au sourire et ses compagnons

la Reine de Saba et saint Rigobert ont repris couleurs :

Reine de Saba en couleurs à Reims

Demain le Couronnement de Marie à Notre-Dame de Reims fera à nouveau mémoire des 800 ans de la construction de la cathédrale de Reims

le couronnement de Marie à Reims

et « l’ANGE AU SOURIRE » veillera à nouveau sur la belle Cité de Reims

Ange au sourire de Reims

« …La Reine de Midi se lévera au jour du Jugement… …pour entendre la sagesse de Salomon,

et voici, il y a ici plus que Salomon. »

Luc, 11 : 31

Couronnement de Marie à Reims

l’original de cette sculpture est déposé au « Musée du Tau » au sud de la cathéderale

 

Voici donc ici mis en récit le spectacle que pourront voir les Rémois et les visiteurs à partir de cette nuit du vendredi 6 mai 2011, dans le cadre des nombreuses cérémonies qui vont se dérouler à l’occasion du 8 ème centenaire de Notre-Dame de Reims. Mai 1211-Mai à octobre 2011.

Tous renseignements vous sont accessibles sur le site des « Amis de la cathédrale de Reims » et celui établi par la Ville de Reims :

http://www.amis-cathedrale-reims.fr

http://www.cathedraledereims.fr

Spectacle de lumière par « Skertzo » conception Jean-Michel Quesne et Hélène Richard

« Kumo » = compagnie « la Machine » direction artistique François Delarozières

Texte de cette note et photographies de Jean-Pierre Boureux, reproduction interdite sauf accord de l’auteur, comme il en est des autres notes de ce blogue.

Ces spectables de lumière sont programmés en mai les vendredi, samedi et dimanche à partir de 22 h 30 (3 spectacles de 25 minutes chacun, toute la période)

                                                                     en juin, du jeudi au dimanche à partir de 23 h 

                                                                     en juillet, du mardi au dimanche  »            « 

                                                                     en août,   »                   »                 22 h

en septembre, du jeudi au dimanche à 21 h

                                                                     en octobre, du vendredi au dimanche à 20 h 30 

 

De Reims tous les chemins… via Monte-Carlo

Si ‘tous les chemins mènent à Rome’ depuis Reims on y accède parfois aussi par Monte-Carlo. J’y songeais précisément hier soir où, à ma fenêtre sans double-vitrage ouvrant sur la rue Cérès (tiens donc !) les vroum-vroum des vrombissements me tenaient en alerte encore vers 21 h 30.

voiture du Rallye Reims-Monte-Carlo 2011

Le site internet et la presse m’avaient informé, pas de surprise donc, d’autant que ma rue est depuis quelques siècles située sur le decumanus et à deux pas du cardo, ces deux axes majeurs qui constituent trame et chaîne du tissu urbain de notre chère cité qui fut alliée de Rome et se croisent désormais Place Royale, tout près du Forum où cette année se donnait le départ de la course.

Reims cité romaine

 

départ du Reims-Monte-Carlo Place du Forum Reims

vous en saurez davantage sur le site de la Ville de Reims qui a publié cette photo  http://www.ville-reims.fr/index.php?id=185 

Cette année 2011 le Rallye Historique Monte-Carlo rend hommage au « Rallye Automobile Monte-Carlo » qui fête ses Cent Ans. Le départ a été donné à Varsovie ce vendredi 28 janvier à 12 h. GMT, ainsi qu’à Glasgow, Marrakech, Barcelone et Reims ; ces deux dernières pour les véhicules de collection ou les petites cylindrées.

Le site internet de FR3 Champagne-Ardenne donne le détail des événements depuis Reims qui seront également l’objet d’un reportage vidéo dans l’après-midi sur cette chaîne régionale : http://champagne-ardenne.france3.fr/info/le-rallye-monte-carlo-historique-a-reims-66994184.html

photo du rallye historique Monte-Carlo

photographie copiée sur le site FR3 Champagne-Ardenne et provenant du site de l’Automobile-Club de Monte-Carlo où vous trouverez quantité de détails sur ce  quatorzième Rallye Historique Monte-Carlo :

http://www.acm.mc

Parmi les autres usagers de la route en centre-ville les véhicules du Rallye s’ouvrent une voie impériale très incertaine, mais ce n’est qu’un début. Bonne route donc aux pilotes et accompagnateurs jusque mardi 1 février !

voiture du Rallye Reims-Monte-Carlo rue Cérès à Reims

On n’oublie pas qu’ont été organisées sur le territoire de Gueux, dans la proximité de Reims, de 1926 à 1957, un grand nombre de courses automobiles ; une association maintient vivante la mémoire du lieu. Vous trouverez une documentation ici :

http://www.amis-du-circuit-de-gueux.fr

 

 

 

 

 

 

Kodachrome : 1935-2010 = nostalgie

« Le Kodachrome est mort dans le Kansas » titre M. Michel Guerrin, un article étoffé et synthétique publié dans « le Monde » des 1-3 janvier 2011. Ainsi se manifeste l’influence des technologies dans le développement, l’essor et la mort des entreprises, dont ‘Kodachrome’, qui n’a pourtant démérité en rien. Simplement un changement de support qui rend peu à peu obsolète une technique qui s’était pourtant répandue sur toute la surface de la planète ou peu s’en faut. Ce faire-part a réveillé en moi des souvenirs qu’un bain dans les sels d’une enfance revisitée réactive. Laissons apparaître ces reflets d’antan. Des images dont je n’étais pas l’auteur avaient déjà fixé dans les années de l’après-guerre, entre autres ilustrations propres à résurgence, nos galopades insouciantes de cow-boys ou indiens des steppes :

au détour des années 50 des cow-boys en herbe

Mais très vite la passion de l’image me vint, elle commença je crois vers 1958 avec la boîte en bakélite toute carrée qui se nommait « Kodak Brownie Flash » et utilisait des rollfilm de 6×6. Au début surtout en noir et blanc, puis peu à peu en couleurs ; ainsi s’ébauchèrent sur le papier mes premières révélations d’une image que j’aimais aussi voir apparaître à la surface de la cuve, en une magie sombre à peine réveillée d’une lueur rouge. Tout un monde ! Les deux photographies suivantes témoignent de cet éveil à l’art photographique et l’on voit d’ailleurs que c’était presque une agence qui oeuvrait alors dans cette expérience qui prit fin en 1961, du moins avec cet appareil.

Kodak Brownie en bandoulière vers 1960

des apprentis photographes avec Kodak Brownie

L’intérêt de cette photographie est, outre son renvoi vers un passé connu de moi, de montrer ce qui reste aujourd’hui de l’une de ces photos enregistrées alors sur film 6×6 positif (peut-être un Agfachrome ?) et placée entre deux minces feuilles de verre dans un support destiné aux projections de diapositives qui allaient connaître une grande vogue dans les années 60.  J’ai encore de nombreuses diapositives de cette catégorie, certaines ont assez bien résisté à l’épreuve du temps (en gros 50 ans !), d’autres, à l’image d’un caméléon que je fréquentais alors, sont passées par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

En 1961 ou 1962, bénéficiant du concours d’un frère alors ‘sous les drapeaux’ en Algérie, secteur de l’Oranais, je m’équipe de mon premier reflex, un « Savoyflex Royer », objectif ‘Berthiot’ 50 mm – 1/2.8, svp !

appareil reflex Savoyflex

Dès lors des milliers de diapositives dont nombre de ‘Kodachrome’ se sont accumulées en boîtes rectangulaire plastique d’origine, en boîtes rectangulaires métalliques de rangement, en boîtes cylindriques de projection. La plupart sont répertoriées numériquement, beaucoup sont en excellent état de santé, quelques-unes ont un teint blafard virant au bleu, au verdâtre, ou même présentent des attaques de rougeole et autres ponctuations diaboliques et éruptives de maladies de peau.

diapositive Kodachrome des années 60

L’une de ces « diapos » du début des années 60 ; le fabricant, prudent, a bien imprimé sa marque. Si la photo se perd, au moins l’inscription survivra. Un temps.

Pour notre ‘Kodachrome’, 75 ans d’existence est déjà une longue vie, et radieuse : ce support disparaît en pleine possession de ses moyens.

Clic-clac. L’Histoire retiendra.

Il résulte de tout cela que la fin des choses et des êtres est inscrite dans leur commencement et que l’évolution fait naître, souvent à la marge, d’autres choses et êtres qui contiennent, dissimulés, les gènes tueurs de leurs géniteurs. Entrepreneurs souvenez-vous en, inventeurs prenez-en de la graine, révélez-vous !

Reims, bleu, blanc, froid : son histoire autrement.

neige à Reims rue Cérès Il a donc neigé à Reims ce 8 décembre 2010, comme il arrive en hiver. Pourtant on dit en ville et dans les fauxbourgs que le Général Hiver tente un blocus de notre bonne ville désormais en état de siège au point qu’on ne pourrait plus ni y entrer ni en sortir. Bigre, ça fait froid dans le dos et plus grave, on se les caille. Bien au chaud après avoir accueilli un rescapé de la route très habitué de nos murs j’ai attendu le lendemain pour apprécier la situation.

Par chance un soleil radieux illuminait la neige et un champ libre blanc abandonné par les voitures aux humains piétonnants s’étalait devant mes pas entre Forum, Place Royale et cathédrale. Que du beau, que du rêve, je vous y entraîne, glissons ici et là !

Forum rémois

Place du Forum le clair matin allume sa lanterne solaire et laisse dégouliner des pétales neigeuses depuis des suspensions florales, alors qu’en contrebas des palmes étoilées ploient sous la poudreuse. Quel décor de Noël arrivé tant à point avec la menue indélicatesse d’une légère avance que la maîtresse de maison pardonnera !

Forum rémois : branchages enneigés

Alors j’ai voulu savoir ce que pense de ce temps d’hiver notre marchand en laines de la Place Royale, penseur accoutumé de mes déambulations citadines : l’esprit gelé et les bras chargés d’un blanc manteau il a la tête trop près du bonnet pour penser vraiment, à peine songe-t-il :

le marchand de la Place Royale de Reims

Nul doute qu’il songe à sa belle voisine au sein rond comme blanche boule et que le roi protège ou bénit de sa main, pauvre roi couvert de neige et qui hésite entre tenue de sortie romaine ou parure républicaine à la française mise à disposition à ses pieds ; ma pauvre dame quelle période vit-on ? !

monument en l'honneur de Louis XV

Louis XV en empereur romain à Reims

Si je n’avais presque froid je vous conterai et la Place et le roi et le sculpteur (1), mais là franchement je préfère suivre le pavé vers le soleil et d’un coup d’un seul surgit Jeanne qui caracole en tête, intrépide, l’épée levée. Mais quoi, se serait-elle rendormie, levée du mauvais pied ? Toujours est-il que son page ne lui a livré que la moitié de son caparaçon, bien séant du reste, de blanche couleur comme celle du cygne, du lis et de la vertu.

Jeanne d'Arc à Reims

Ah, Paul Dubois (1829-1905), vous n’aviez pas imaginé que cela fut possible, et bien si !

Remué par cette vision je m’en suis vite allé au-delà, trouver refuge vers l’Amérique et « Carnegie » était dans l’espérance du jour. En route cependant c’est d’abord une grille dantesque qui me barre le chemin ; qu’à cela ne tienne, outragé je passe outregrille du jardin de la bibliothèque municipale Carnegie de Reims

dans sa rigueur géométrique soulignée par les capelines neigeuses des ifs en topiaire, fermement assise en son jardin de ville, la façade majestueuse de notre bibliothèque municipale ‘Carnegie’ rayonne d’une fière assurance :

façade de la bibliothèque Carnegie à Reims

L’esprit trop lent pour lire je poursuis ma route citadine par le jardin qui mène au chevet de Notre-Dame et là encore, que du bonheur. Celui que suscite l’agencement presque naturel des troncs, celui qui organise l’ordre divin dans une architecture de pierre étonnante toujours renouvelée à mes yeux d’explorateur

jardin public au chevet de Notre-Dame de Reims

chapelle épiscopale de Reims

Une brodeuse au crochet a bordé les pinacles des arcs-boutants de jours lactés délicats et le vêtement neigeux entraîne l’architecture gothique vers des allures ordonnées de Grand Siècle,

pignon sud du transept de Notre-Dame de Reims

Rassuré de constater qu’une courageuse équipe de soignants en rappel veille sur elle

travaux d'entretien au chevet de ND de Reims

je quitte le chevet de la malade pour m’emplir le regard de sa face finement saupoudrée :

pas de doute Reims est un couronnement

couronnement de la Vierge à Reims

et bientôt la Cité, la Ville entière et le peuple vont célébrer le huitième centenaire de l’édification de cette cathédrale unique : mai 1211 – mai 2011

Souhaitez-vous être informé du contenu des journées commémoratives ?

http://amis-cathedrale-reims.fr/index.php/

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(1) « Il ne faut jamais dire aux gens : Ecoutez un bon mot, oyez une merveille.           Savez-vous si les écoutants en feront une estime à la vôtre pareille ? «                         Jean de La Fontaine, Les souris et le chat-huant

 

…pas très catholique !

Largement déployée par les médias ces jours derniers l’expression « pas très catholique » employée par M. Georges Frêches fait effectivement partie du registre populaire français. Dire que dans sa bouche elle fut neutre est une affaire entre lui et sa conscience mais elle pouvait et fut relevée dans la mesure où elle fait référence à M. Laurent Fabius.

Mme Martine Aubry chante-t-elle pour autant l’une des célèbres rengaines des Années Trente ? C’est à voir ou à entendre…

En effet écoutant avec attention : « c’est un mauvais garçon » je ne peux m’empêcher d’y découvrir une analogie de mots sinon de sens avec l’affaire qui occupe la pré-campagne des Régionales. Le refrain de cette chanson extraite et inspirée du film de Jean Boyer et Raoul Ploquin « Un mauvais garçon » (1936) interprétée par Henri Garat en 1936 (Emile-Henri Garat 1902-1959) est le suivant :

« C’est un mauvais garçon, il a des façons pas très catholiques, on a peur de lui quand on le rencontre la nuit, c’est un méchant P’tit gars, qui fait du dégât sitôt qu’il s’explique ; mais y a pas mieux pour donner de grands frissons qu’un mauvais garçon »

L’écriture bleue n’est qu’un clin d’oeil de ma part et ne saurait avoir aucun lien avec la querelle évoquée ci-dessus. Au reste le fait d’employer des tournures d’expressions populaires permet bien évidemment de jouer sur les mots quand on a assez de sagacité dans le maniement de la langue. Le plus souvent nos politiques n’en manquent pas.

Autant le dire en chantant. Ou en écoutant la chanson, par exemple sur ‘Youtube‘ telle que référencée ci-dessous, ou bien de manière plus approfondie sur le site de l’INA http://www.youtube.com/watch?v=Am9xDJgzvHo

http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/CAF91031349/henri-garat.fr.html

Henri Garat

Henri Garat, photographie dérobée au site « Encinematheque » ici :

http://encinematheque.net/seconds/S40/index.asp

Paissy, ses cavernes et son philosophe.

Le lien est connu entre philo et caverne. Beaucoup moins celui tissé entre Alain (Emile Chartier 1868-1951) et le village troglodyte de Paissy qui apparaît souvent sur ce blog, au moins en toile de fond, en habitat pour la faune et la flore.

En dépit d’une pluie tenace qui semble-t-il aurait réjoui le philosophe selon ce qu’il écrit dans l’un de ses Propos, un après-midi culturel célébrait ici ce samedi 31 mai 2008 le centenaire de l’achat d’une maison le 30 mai 1908 en ce village par Alain et sa soeur Louise.

Placée sous le patronage de M. le Président du Conseil Général de l’Aisne, Yves Daudigny, une cérémonie eut lieu avec dévoilement d’une plaque commémorative sur la maison appartenant aujourd’hui à M. et Mme François Cureau

discours de Mme C. Guimond

photographie M. F.-M. Legoeuil

pose d'une palque sur la maison du philosophe Alain

M. Cureau, M. F. Béroudiaux maire de Paissy, Mme C. Guimond, Directrice du Musée Alain et de Mortagne-au-Perche, M. le P. Y. Daudigny

aquarelle d'Alain et sa maison vers 1908

Aquarelle d’Alain sur Paissy ; Alain, sa mère Juliette et sa soeur Louise

plaque apposée sur la maison d’Alain à Paissy, par les propriétaires en 2008

L’Association des Amis d’Alain et de Mortagne a prété une exposition installée en mairie et ouverte ces deux jours,

exposition sur Alain

exposition relatant la vie et l’oeuvre d’Alain

     M. Pierre Zachary, éditeur scientifique de l’intégrale des Propos d’Alain a prononcé une conférence sur Alain dans la Première Guerre Mondiale (août 1914-octobre 1917)

conférence de M. P. Zachary

     Quant à moi j’ai tenté, entre les gouttes et ne pouvant appuyer mon propos sur l’aspect du paysage comme j’avais prévu de procéder, d’évoquer sous l’abri rocheux à la fois l’histoire de Paissy, ses liens avec l’environnement et l’attachement que lui portaient Alain et ses amis. Entre géologie et habitat troglodyte défilèrent trop rapidement Teilhard, Apollinaire, Despujols, Owen et quelques autres soldats de passage à Paissy ou sur le Chemin des Dames.

commentaires sous la roche

commentaire de Jean-Pierre Boureux

photographies M. F.-M. Legoeuil

Terminons cette note avec Alain ou ses amis :

     « …fait déjà 3 aquarelles. Beau temps. Pas une goutte de pluie. Rayon de soleil un peu chaque jour. Musique. Joie de la vieille amie. Tout cela est bien. … »

Lettre à Marie-Monique Morre-Lambelin, Paissy, 3 novembre 1907

     « Ma Chérie, j’étais hier un vrai bûcheron. J’ai émondé les sureaux immenses qui finissaient par être galeux ; je les ai mis à bois neuf sur les têtes, comme on fait pour les ormeaux ; et tu penses après cela si j’étais sale et suant ; un grand lavage du linge blanc et une bonne pipe m’ont mis dans un état d’heureuse rêverie, où je dormais à moitié… »   [22 septembre 1932, Paissy]

     « Ma Chérie, je t’écris de Paissy, dans ce même fauteuil, devant cette même vallée. Je chante les poèmes qui sont nés ici. Je pense au grand horizon, à la trouée de Soissons pleine de brume, à la lune de Ciry. Y a-t-il changement ? Oui, car ce matin à l’épaule la brûlure ou zona qui ne m’était pas connue en ce temps-là !… » [24 juillet 1933, Paissy]

     Florence Halévy, femme d’Elie, amis d’Alain, écrit dans une note ultérieure relative à un séjour paissois d’août 1910 :

« … La maison des Chartier était si petite qu’il alla coucher chez les amis Maréchal et nous céda sa chambre : un grenier tout blanc aux rideaux d’andrinople rouge. Belles, bonnes, joyeuses journées. Longues causeries couchés dans l’herbe, à l’ombre de la jolie église. Longues promenades. Chartier nous mena au chemin des Dames, et dans l’auberge où Napoléon avait couché la veille de la bataille de Craonne. Je crois que cette auberge a disparu au cours d’une autre bataille. Et la jolie petite église aussi. »

 Alain, correspondance à Elie et Florence Halévy, Gallimard, 1958

pour en savoir plus sur Alain :

site Alinalia :                                http://alinalia.free.fr

site des Amis du Musée Alain et de Mortagne :

 http://pagesperso-orange.fr/fb/amisdu.htm