Je viens de faire mon marché au grand étal de la nature toujours magnifiquement garni et présenté. Bien achalandé aussi, ce qui me vaut une queue d’attente modérée propice à la réflexion devant la caisse. Autant le choix des articles en rayon avive mes sens, autant leur suspension devant le lecteur de codes les endort. Désormais tout est un, tout se confond dans cet échantillon de barres dénuées de sens. Voyez plutôt :


Peut-être allez-vous interpréter plus aisément le suivant :
vous donnez votre langue ?

« Rassurez-vous mon caddy n’est pas rempli, ce ne sera plus long » dis-je au client suivant

Article ci-dessous déjà enregistré, voir en date du 28 janvier dernier. « pour échange ? » me dit la caissière

Quant au dernier, ramassé dans un rayon de nature, il s’est sans doute égaré et s’est collé sur l’un de mes paquets 
En tant que client j’ai droit à un bonus que je vous communique, il vous permettra d’en savoir plus sur l’historique du code-barre, système inventé vers 1970 par l’ingénieur George Laurer, chez IBM, pour décrire universellement des objets quelconques et connu sous le nom de code UPC, composé de 8 barres noires et blanches.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres_EAN
Le panonceau « Client suivant » est mis en place, je dis au-revoir à la dame, pense qu’il ne « faut pas décoder », mais plutôt partir au fond des bois à la recherche d’autres signes, à lire dans le grand livre de la nature. Pour mes lecteurs j’ajoute un amical « au-revoir et à bientôt ! »
N.B. La nature ne causerait donc qu’en barres. Point du tout, elle parle. Parle en points :

Ces lichens en cercles sur écorces en témoignent. Et histoire de terminer l’article que vous pensiez clos depuis trois lignes, j’ajoute : points-barre ou point/barre !
















































